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D’un travail d’étudiant à propriétaire d’une franchise !
Durant ses études, Stéphanie Boucher travaillait chez Valentine. Aujourd’hui, propriétaire de ce même Valentine à Sorel, elle est maintenant une jeune femme d’affaires avertie.
Racontez-nous les débuts de votre entreprise ?
« J’ai acheté ma franchise Valentine en 1996 lorsque le propriétaire l’a mise en vente. Je connaissais bien les rouages de l’entreprise car dès l’âge de 16 ans, j’y travaillais comme étudiante pour payer mes études universitaires et, aujourd’hui, j’en suis la propriétaire. »
Pouvez-vous nous faire un portrait de votre entreprise ?
« Je suis dans la région de Sorel-Tracy, plus spécifiquement à Sorel, et notre personnel comprend une quinzaine de personnes. Nous offrons toute la gamme des produits Valentine comme les frites fraîches, les hots dogs, la poutine,
etc. »
Quelle a été son évolution au cours des cinq dernières années ?
« J’ai déménagé et agrandi notre franchise ce qui nous a permis d’augmenter la capacité du restaurant et du stationnement. Il y a eu un léger ralentissement cet hiver, mais globalement, nous sommes en croissance depuis cinq ans. »
Comment vous démarquez-vous de la concurrence ?
« Par la qualité des produits, car c’est très important et aussi le service à la clientèle. Il est nécessaire d’avoir une équipe stable et les clients savent que Valentine appartient à Stéphanie ce qui nous rapproche d’eux. Ce qu’ils apprécient, c’est de toujours être servi de la même manière. Évidemment, nous avons aussi nos habitués le matin et l’après-midi.»
Comment communiquez-vous avec votre franchiseur ?
À quelle fréquence ?
« Par téléphone, le fax et Intranet. Étant donné, que je sur le comité de la publicité, je les rencontre aussi une fois par mois. Notre franchiseur est très accessible. »
Votre publicité a-t-elle évolué ces dernières années ?
« Je précise que nous versons 2,5 % pour la publicité au franchiseur pour la publicité nationale, mais j’en fais aussi sur le plan local. Je fonctionne par événements et par contacts directs avec les gens. Je fais aussi affaire avec les journaux locaux et la radio. »
Quelle est la plus grande difficulté que vous avez rencontrée ?
« Le recrutement de personnel. C’est très difficile et quand nous avons des candidats de qualité, nous souhaitons les garder le plus longtemps possible. »
Quelle est votre plus belle réussite ?
« Après 14 ans, nous sommes constamment en progression et je ne suis pas encore blasée. C’est important pour moi, car on voit tellement de commerces démarrer rapidement et dont la durée est éphémère. Tandis qu’ici, c’est un renouvellement constant. »
Êtes-vous engagée dans votre communauté ?
« Sur le plan des commandites, comme par exemple, la Fondation de l’hôpital, le tournoi de soccer pour les enfants, le hockey et ainsi de suite. On travaille beaucoup pour les enfants car il a peu d’organismes qui s’en occupent. »
Quels sont vos défis à venir ? Si c’était à refaire, deviendriez-vous franchisé à nouveau ?
« Assurément, je redeviendrais franchisée. Je pense aussi que les défis actuellement sont chez le franchiseur et que nous devrons nous positionner en tant que chaîne. »
Auriez-vous un conseil à donner à vos collègues franchisés ? Et à ceux qui souhaitent le devenir ?
« C’est important de comprendre qu’il faut faire équipe avec le franchiseur et non pas contre lui. C’est ensemble qu’on va de l’avant malgré, parfois, les divergences d’opinion. »
Comment percevez-vous l’avenir de la franchise au Québec ?
« Je pense que les gens vont se tourner de plus en plus vers les franchiseurs. Actuellement, ce sont les chaînes qui se démarquent et c’est ce que le consommateur recherche. »

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